La France en deuil, la France en guerre

La France en deuil, la France en guerre

Ce vendredi 13 novembre 2015, au moins 129 personnes ont perdus la vie et plus de 350 ont été blessées dans une série d'attentats odieux commis par des terroristes islamistes et revendiqués par l'Etat islamique. Dans ces cicronstances dramatiques toutes nos pensées vont aux victimes et à leurs proches, victimes de la barbarie et de l'intégrisme. Bien que plusieurs jours se soient déjà écoulés depuis vendredi, notre tristesse est intacte, notre peine est légitime et rien ne peut atténuer notre chagrin. La France est en deuil, dans un deuil national mais aussi dans un deuil présent au coeur de chacun d'entre nous.

Malgré ce deuil nécessaire et légitime, chacun sent que l'union nationale ne fonctionne pas comme à la suite des attentats de même nature commis au mois de janvier. C'est justement parce qu'il y a eu ce précédent que les coeurs ne sont plus à la concorde pacifique. Parce que chacun s'interroge sur ce qui a été fait et surtout sur ce qui n'a pas été fait depuis janvier. Mais aussi parce que le nombre de morts, l'organisation de ces attentats et leur efficacité sont inédits. Les plus hautes autorités de l'Etat ont admises elles-même ce changement de situation en parlant de "guerre". Mais il est regrettable que le président de la République ne nomme pas clairement l'ennemi.

Nous sommes en guerre contre l'Etat islamique, qui est quoi qu'on en pense un Etat avec un territoire, une organisation, une religion et une idéologie mortifère qui en découle. Pour faire la guerre à cet Etat islamique, nous ne pouvons nous contenter de frappes épisodiques et je dirais même que nous ne pouvons nous contenter de frappes aériennes. Une guerre ne se gagne pas sans un engagement complet y compris sur le terrain. Mais cette guerre ne concerne pas que la France. Elle concerne également les peuples d'Irak et de Syrie et au-delà tous les pays qui prétendent maintenir la paix au niveau international. La menace inédite que représente l'Etat islamique nécessite une large coalition entre l'Europe, les Etats-Unis, mais aussi la Russie, Israël, la Chine et d'autre. Si l'Europe en tant qu'institution est incapable de répondre à ce défit, elle signera définitivement sa fin et il sera clair que seul le niveau national est apte à agir. 

Mais nous sommes surtout en guerre sur notre propre territoire, face à une idéologie politico-religieuse mortifère, forte d'au moins plusieurs dizaines de milliers de partisans et de très nombreux soutiens idéologiques partout sur notre territoire.Cette idéologie, c'est l'islam radical et c'est la principale faiblesse du dispositif actuel que de refuser de nommer cet ennemi. Comment ne pas souligner que ce danger n'a cessé d'être dénoncé depuis des années. Il ne s'agit en aucun cas de faire de la récupération, d'ailleurs voilà plusieurs années que nous ne soutenons plus aucun candidat ni parti. Plus personne en France ne peut pourtant nier ce danger. Presque tout le monde a les yeux ouverts sur cette nouvelle menace mais l'absence de prise en compte par nos gouvernants est anxiogène et les français sont inquiets à juste titre. Ces intégristes n'ont pas attendu l'Etat islamique pour commettre des attentats, et ils perdureront après sa disparition si rien n'est fait. 

Le travail de nos forces de l'ordre et de nos forces armées est exemplaire. Il permet de lutter contre le groupe directement responsable des attentats commis vendredi et d'améliorer la sécurité de notre territoire. L'Etat d'urgence est impératif pour accélérer au maximum ces enquêtes et mettre en place les outils nécessaires pendant un temps limité. Il faudrat plus de moyens et de nouvelles règles pour rendre la lutte anti-terroriste plus efficace. Il faudrait aussi avoir le courage de rétablir nos frontières et stopper les entrées non contrôlées sur notre sol devant l'incapacité manifeste de l'Europe à assurer notre sécurité. Il est très regretable que le gouvernement ne prenne pas la pleine mesure de la situation.

Mais la solution ne peut résider dans des situations d'exceptions. Elle ne peut non plus se limiter à des mesures de sécurité renforcé. En réalité, c'est dans nos valeurs républicaines que se trouve la solution. Ce sont la liberté, l'égalité et la fraternité qui nous permettront de nous sortir de cette situation. Mais ces valeurs ne constituent plus qu'un décors de carton-pâte sans le quatrième pilier de notre République : la laïcité. La laïcité a été abandonnée dans les faits, il est temps de lui rendre tout son sens. La loi de 1905 n'a pas été faite pour ouvrir à tour de bras de nouveaux lieux de culte. Il est temps d'appliquer fermement la loi et de cesser de financer indirectement les lieux de culte avec les fonds publics et d'interdire tout financement provenant de l'étranger. Mais il est surtout temps de revenir en arrière sur les centaines de "petites lâchetés", des plus scandaleuse, comme l'autorisation de la torture animale sous prétexte d'abattage "hallal" ; au plus inoffensive en apparence comme la multiplication d'associations "musulmanes". Il est impossible d'être exaustif tellement le travail est important. Chacun devra comprendre et accepter ces changements pour faire parti intégrante de la communauté nationale.

Soutenons notre gouvernement dans la lutte contre le terrorisme islamiste. Mais exigeons qu'il prenne enfin en compte l'origine réelle de tout cela, qui se trouve ici, en France et en Europe, davantage qu'au Moyen Orient.

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